rapport6 La branche enregistre une hausse du nombre d'emplois de 61% depuis 2000. La hausse est tout aussi exceptionnelle s'agissant du nombre de structures, sachant que 80% d'entre elles sont des structures associatives. La part des emplois relevant des collectivités a en revanche baissé.

La branche professionnelle du sport a connu une hausse très significative du nombre de ses salariés ces dernières années, mais cette croissance pourrait être fragilisée dans l'avenir par la baisse des investissements publics dans le sport. Telle est l'une des conclusions du rapport de la branche professionnelle du sport 2018, publié récemment par la CPNEF sport (commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation du sport) et Uniformation, entreprise experte en formation.

 

Alors qu'en 2000, la branche recensait 55.000 emplois principaux, elle en comptabilisait 89.000 en 2017, soit une augmentation de 61% sur la période. L'évolution du nombre de structures employeuses s'inscrit dans la même tendance haussière, et ce sur une période plus courte encore : 15.500 en 2010, contre 23.000 en 2017, soit une augmentation de 67% en seulement sept ans. Selon les auteurs de l'étude, "la progression des activités sportives (augmentation continue du nombre de pratiquants…) et la professionnalisation du secteur sont les principaux facteurs d'explication de cette croissance exceptionnelle".

Le secteur de l'emploi sportif reste marqué par la prépondérance des structures associatives : 80% des employeurs relèvent de ce statut. Les autres employeurs étant les structures privées commerciales "dont la part dans la branche tend à légèrement s'accroître", précise l'étude. Toutefois, la structure employeuse dans le secteur du sport reste de taille modeste, avec en moyenne 3,9 salariés, un chiffre qui n'augmente que légèrement ces dernières années.

La part des emplois sportifs publics baisse
En termes de métiers, la branche sport emploie majoritairement des moniteurs ou éducateurs sportifs (46.000, soit 57% des salariés, dont 7.000 sportifs professionnels), devant les métiers de l'administration et du développement (30%) et ceux relatifs à l'entretien des installations et aux soins aux sportifs (13%).

Il est à noter que la branche professionnelle du sport, créée en 2000, emploie désormais les deux tiers des effectifs des "moniteurs et éducateurs sportifs, et sportifs professionnels" contre la moitié en 1990. La branche du sport, pointe l'étude, a ainsi capté l'essentiel de la croissance des effectifs de l'activité au cours des dernières décennies. Quant aux emplois publics, à commencer par ceux des collectivités territoriales, ils constituent le second domaine d'activité des moniteurs et éducateurs sportifs. Selon les auteurs de l'étude, ces emplois publics du sport sont toutefois en forte baisse relative et ne représentent plus que 17% des effectifs du métier, contre près de 30% il y a 25 ans.

Une branche aidée et… fragile
La branche professionnelle du sport se caractérise par plusieurs particularités. Tout d'abord, l'âge, puisque les moins de 30 ans représentent plus de 40% de ses salariés, contre moins du tiers dans l'ensemble des activités tertiaires. Ensuite le fractionnement de ses activités, en raison notamment du morcellement des temps sportifs ou de la saisonnalité de la demande dans certaines disciplines. Ainsi en 2014, un tiers des postes présentaient un volume d'heures travaillées sur l'année ou un niveau de rémunération particulièrement faibles. Les contrats à durée déterminée y sont également nombreux : un tiers des salariés, soit 10 points de plus que dans l'ensemble des activités tertiaires. Il en est de même des stagiaires et contrats aidés : en 2014, ils représentaient 12% des salariés de la branche, soit le double par rapport à l'ensemble des activités tertiaires.

Conséquence attendue : si le niveau moyen de rémunération augmente, il reste légèrement inférieur à celui de l'ensemble des activités tertiaires.
Augmentation des effectifs, augmentation des rémunérations… la branche professionnelle du sport semble bien se porter. Pourtant, les auteurs de l'étude envisagent l'avenir avec prudence. Ils estiment par exemple que "la moindre dynamique de l'investissement public dans les équipements de proximité devrait minorer les perspectives de croissance de l'activité, par exemple en réduisant les capacités d'accès aux équipements sportifs locaux", ou encore que "les contraintes financières des collectivités locales pourraient également contribuer à limiter certaines dépenses de fonctionnement et transférer une partie de la charge sur les pratiquants". Malgré ces réserves, "la progression de l'emploi de la branche resterait soutenue à un horizon de moyen terme", estiment les auteurs.

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